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Pourquoi apprendre à utiliser les T.I.C. à l'école?A) La dimension sociale et économique«L'école n'est pas une île, et l'accès aux ordinateurs et à Internet à la maison et en dehors de l'école peut créer de nouvelles barrières et de nouveaux problèmes d'inégalité, en premier lieu entre ceux qui disposent de l'équipement nécessaire et ceux qui n'en disposent pas. II est important que les écoles et les autres organismes publics s'efforcent de réduire au minimum l'écart entre ces deux groupes, de façon à ce que le deuxième disparaisse presque totalement.» Dans cette société nouvelle, souvent appelée " société de l'information " ou" société du savoir ", il est essentiel que tous les élèves, les futurs travailleurs, acquièrent les compétences indispensables pour répondre aux exigences de cette société en évolution permanente. Pour permettre à ces jeunes de trouver plus tard une place sur le marché de l'emploi, l'école doit, dés le jeune âge, favoriser la familiarisation avec les outils technologiques pour assurer un accès équitable aux sources d'information disponibles afin d'éviter une nouvelle fracture sociale, la fracture numérique entre info-pauvres et info-riches. Former les jeunes à l'usage de l'ordinateur et de ses outils, leur enseigner à accéder à l'information et la traiter, leur apprendre à dominer et à maîtriser ces technologies permettront d'éviter que les inégalités sociales ne se creusent davantage. L'initiative gouvernementale " eLuxembourg " et les projets y déposés ont pour objectif l'implication de tous les citoyens dans la société de l'information. Les objectifs visés sont:
De nos jours les décideurs économiques attendent de leurs employés des qualités plus complexes, particulièrement pour les personnes ayant accompli un cycle de formation supérieur. On les voudrait actifs, responsables et créatifs. Préparer les jeunes au marché du travail est une des missions éducatives de notre système scolaire. Il est essentiel que l'école réponde aux besoins de la société et forme des travailleurs qui soient à même d'utiliser les technologies dans leur domaine de spécialisation. «Tout le monde ne peut évoluer dans sa vie professionnelle de la même façon. Quelle que soit son origine sociale, l'éducation de départ, les nouvelles technologies doivent permettre à chacun de saisir les occasions qui lui permettront d'améliorer sa place dans le monde du travail et dans la société.» Le Ministère de l'Education Nationale, de la Formation Professionnelle et des Sports se propose de réaliser une série de projets visant à promouvoir l' "e-learning " au Grand-Duché de Luxembourg. Les projets tournent autour des cinq axes suivants et s'inscrivent dans une logique de progressivité et d'évolution future:
B) La dimension pédagogiqueLes finalités de l'enseignement pouvant être définies par trois axes principaux
l'école devra aider les élèves à devenir des individus capables d'assumer leur place dans la société, des citoyens critiques et responsables ainsi que des apprenants indépendants, capables de rechercher, d'évaluer et d'organiser l'information. Apprendre ne signifie pas uniquement accumuler des connaissances (plus ou moins structurées par un maître), mais signifie aussi savoir les placer dans un contexte et les réutiliser dans différents contextes. Pour cela l'école se préoccupera de ce que l'élève apprend, de la manière dont il l'apprend et de l'utilisation qu'il fait de ses connaissances. Les technologies de l'information et de la communication sont au centre de ces préoccupations.
Les nouveaux outils, issus de la révolution digitale, au service de l'éducation offrent non seulement une grande diversité dans la formation des élèves et dans leur adaptation continuelle aux exigences d'une société en changement permanent, mais ils demandent aussi des nouvelles formes d'organisation, de nouvelles méthodes de travail et de nouveau rapports entre les individus. Il suffit parfois de montrer les possibilités pédagogiques d'un outil pour susciter une envie de changement : c'est par exemple le cas avec le traitement de textes (meilleure lisibilité, archivage facilité, modifications aisées, etc.). Les outils informatiques ne déploient leur plein potentiel que si l'enseignant met en place un environnement pédagogique approprié favorisant une intégration significative des T.I.C.. L'apprentissage doit être désormais actif, constructif, créatif et axé sur des objectifs définis. En tant qu'instruments, les technologies de l'information et de la communication peuvent y aider; les élèves apprendront par la pratique et par une démarche de découverte, et feront progressivement l'acquisition des compétences nécessaires, tout au long du processus d'apprentissage L'on ne peut pas parler des T.I.C. en occultant de possibles effets négatifs résultant d'une utilisation non différenciée. Il faut veiller à ce que l'enseignement à l'aide des T.I.C. ne se réduise pas à une simple transmission de compétences utilitaires. Apprendre à mettre en forme un texte n'est pas une fin en soi, mais le formatage du document doit se mettre au service du message à véhiculer. Il est possible que les élèves confondent information et savoir : ce n'est pas parce qu'on a un accès illimité à toute sorte d'information qu'automatiquement les connaissances y relatives sont acquises. L'information existe par elle-même, individuellement, le savoir est organisé en réseaux. L'information peut exister hors d'un contexte, par contre le savoir fait toujours partie d'un contexte. Le fait de " surfer " constamment sur les vagues de l'information sans jamais " plonger au fond des choses" pour assurer une construction des connaissances est un danger constant dû entre autres aussi à la facilité de manipulation des outils T.I.C. De plus l'apparente aisance dans l'utilisation et la fulgurante rapidité de certains outils peuvent faire croire aux utilisateurs que une maîtrise approfondie des connaissances de base, bases qu'il faudra certes rédéfinir à la lueur des dévellopements actuels, n'est plus nécessaire. Or le plus performant des correcteurs orthographiques ne dispense pas d'un apprentissage de l'orthographe ni des pricinpales règles grammaticales puisque son intervention ne fait que sens après une première phase de création du texte. De même l'utilisation de la calculatrice présuppose une maîtrise des quatre opérations de base ainsi qu'une intériorisation du système décimal. Le rôle de l'enseignant est donc plus important que jamais. Il doit s'assurer que les élèves s'approprient les connaissances nécessaires à un apprentissage autonome, ensuite il va leur proposer des activités susceptibles de enrichir leurs savoirs, de développer des compétences transversales et d'affiner leurs méthodes d'apprentissage, bref de (re)découvrir le plaisir de l'apprentissage et de la recherche. Il est temps de ne plus opposer enseignement traditionnel et enseignement moderne avec ordinateur ! Ce dernier ne supprimera jamais l'intérêt d'un bon cours magistral, qui remet les idées en place. Parce que nous sommes saturés du tout-prof-toute-parole, ne rêvons pas au tout-informatique ! Faut-il rappeler qu'un trop long ou trop solitaire apprentissage de l'ordinateur risque de se traduire par de la fatigue, une surcharge de la mémoire, une volatilité des images, une compréhension de surface qui dissuade d'une recherche en profondeur, une déhiérarchisation des informations, au total une certaine confusion intellectuelle ? L'ordinateur n'offre qu'une autre façon d'aborder la connaissance, c'est déjà beaucoup. |
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