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La publication
L’apprentissage précoce des langues … et après « ? »
Si les « Actes » d’une conférence tardent à être publiés, souvent leur intérêt n’est plus évident. On ne peut guère prétendre ceci de la part du numéro spécial du « Courrier de l’Éducation Nationale » : « L’apprentissage précoce des langues … et après ? », même si on se doit de regretter l’important retard dû aux difficultés à se procurer les manuscrits de certaines conférences.
A l’heure où l’enseignement des langues est remis en question dans ses objectifs et ses méthodes à travers l’Europe entière, inclusivement notre pays, un certain nombre de faits et d’idées nous sont présentés dans la petite brochure qui vient de se paraître et que l’on peut se procurer auprès de :
Ministère de l’Éducation Nationale
et de la Formation Professionnelle
SCRIPT-Documentation
L-2926 Luxembourg
Tel: 247-85184
Fax : 247-85137
A part les discours introductifs de Madame la Ministre Erna Hennicot-Schoepges et de Monsieur Domenico Lenarduzzi, Directeur à la Commission Européenne, on retrouvera le résumé d’une étude faite dans le cadre de l’unité européenne EURYDICE et traitant de : « Évolution et situation actuelle de l’apprentissage des langues étrangères en Europe ». L’article de Madame Maria Luisa Garcia Minguez est truffé de faits, de chiffres et de graphiques, et rend parfaitement compte des différences existant entre les différents pays de l’Union Européenne en ce qui concerne l’enseignement des langues. La situation particulière de notre pays y est notamment relevée ; citons : « En général, les langues […] ne dépassent pas plus de 20% du temps total (NDLR : du programme d’études des élèves de 10 ans) sauf au Luxembourg où, vue sa spécificité linguistique, le temps accordé au langues atteint un pourcentage très élevé (40% du total). »
L’une des sommités européennes dans l’enseignement des langues, Monsieur Daniel Coste, professeur à l’École Normale Supérieure de Fontenay, avait intitulé son intervention : « De l’enseignement ‘précoce’ au cursus scolaire de langues ». Le propos est ambitieux : « C’est en fait le curriculum de langues qu’il y a à repenser dans son ensemble pour le siècle à venir. » dit Daniel Coste et il dégage « un certain nombre de finalités majeures que peut retenir un système éducatif pour l’enseignement des langues. » Reprenons les « quatre ordres de finalité » que développe l’auteur dans son article :
- Permettre aux apprenants d’acquérir un premier ‘portefeuille plurilingue’.
- Familiariser les apprenants avec les ressources et données d’apprentissage des langues existant dans l’environnement.
- Aider les apprenants à se doter d’une culture diversifiée d’apprentissage des langues.
- Assurer une préparation à l’ouverture internationale et à la relation interculturelle.
Autre grand personnage dans ce domaine, le professeur Richard Johnstone de l’Université de Stirling aborde également les transformations qu’il doit y avoir dans l’enseignement des langues dans son article intitulé : « Early foreign language learning at school ». Sa conclusion est très pratique puisqu’elle présente deux manières de rendre l’apprentissage des langues plus populaire et plus efficace dans les écoles : « … there is considerable potential in the Information and Communications Technology (ICT) … » et « … the imaginative response to the future would be to encourage schools to see themselves as brokers of intercultural exchange, based on a variety of links that they had with other schools elsewhere in Europe. »
Dans son article, « Vincoli neurologici nell’acquisizione delle lingue nei bambini », le professeur Franco Fabbro de l’Université de Trieste entretient ses lecteurs du point de vue plus « médical » de l’apprentissage linguistique.
Enfin, les « Recommandations » qui terminent la publication ne manquent pas non plus d’intérêt, puisqu’elles esquissent ce que pourrait être une politique de l’enseignement des langues à l’avenir.
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